|
2011
Accrochage de tableaux dès le 1er novembre
2011
À L'AUBERGE COMMUNALE D'ECHANDENS
Chez Françoise et Olivier Gandillon
JANET BAILLY ET BERNARD BAILLY, COMPAGNONS PEINTRES
A deux, sur les pas des grands maîtres du
paysage : du plateau de la Handeck d’Alexandre Calame aux rochers des
Alpilles chers à Yves Brayer.
Longtemps après le passage aux Beaux-arts, un
apprentissage sur le terrain, une école buissonnière. Découverte des paysages
qui ont inspiré les grands peintres, redécouverte de l’émotion devant la beauté
des sites : une nature sublime.
2011
Chers amis,
Une de mes peintures de grand
format (1,5 m2) à été retenue pour la prochaine exposition LE MONDE
DES GLACIERS organisée par la GUILDE SUISSE DES PEINTRES DE LA
MONTAGNE. Par cette participation, je suis devenu membre de cette association.
A l’invitation pour
l’exposition, je joins une carte qui présente les tableaux envoyés pour le
concours d’admission (5 toiles). La toile de droite sur la carte,
Eigergletscher vu de Mitellegi Hütte, sera exposée à Dietikon.
Ci-dessous, je vous donne une copie
du texte de présentation de la Guilde :
............................................................................................................................................................................................
GUILDE SUISSE DES PEINTRES DE LA MONTAGNE
Origine
L’idée de fonder en
Suisse (1987) une association de «peintres de la montagne» a son origine dans
le cadre d’un projet de l’UNESCO, «l’homme et son environnement». En parallèle,
des semaines de peinture sont organisées à Grindelwald, elles rencontrent un
grand succès. Une trentaine de peintres, hommes et femmes se retrouvent et
s’associent, 15 d’entre eux mettent sur pied les bases de leurs actions. C’est
ainsi qu’en juillet 1988, sous la responsabilité de Gustav Ritschard a lieu la
première réunion de la Guilde et sa première exposition.
Cours
Des cours de peinture
sont organisés par la Guilde et offrent aux débutants comme aux peintres
expérimentés la possibilité de travailler sur des thèmes liés à la nature
« fleurs, lacs de montagne, cascades, glaciers, panoramas alpins,..» ceci
dans la région de Grindelwald.
Chaque été des
rencontres informelles se font entre membres par la peinture, les randonnées et
le plaisir de se retrouver dans un cadre idyllique. Traditionnellement, ces
rencontres ont lieu en même temps que le festival alpin EIGER-LIVE ce qui
permet des contacts entre peintres, sportifs et amoureux de la nature.
Expositions
Chaque année une
exposition est organisée donnant la possibilité aux membres de la Guilde de
montrer et éventuellement vendre leurs œuvres récentes. A côté de ces lieux
choisis dans différentes régions de Suisse «Walenstadt, Zermatt, Saanen/Gstaad
et sur le Säntis» des expositions sont également présentées régulièrement dans
le lieu d’origine Grindelwald.
En 2011, nous exposons
pour la première fois dans la région zurichoise, dans les Reppisch Hallen, à
Dietikon. Avec l’intitulé « LE MONDE DES GLACIERS», nous mettons l’accent
sur un thème d’actualité et qui présente en même temps un défi artistique.
54 Peintres
138 Œuvres
ESTHER ANGST - PETER ANKER
- BERNARD BAILLY - MICHEL BAUMGARTNER - ALBERT BERCHTOLD - WERNER BEYELER -
DORIS BOSSHARD - GABRIELA BOVAY - ROLF BRäM
PETER PAUL BRUNNER - FRANZ BUCHER - ROSVITHA CAVIEZEL - THERES CORTESI - OTMARO
CRAMERI - VERENA DANIOTH - KARLA ECKSTEIN - DANIEL EISENHUT - MARIE ESCHER-LUDE
-MADLEN FÄHNDRICH CAMPICHE - WALTER FRÖHLICH - ALICE GAFNER - HANSRUDOLF GALLATI
- DANIELGERHARD HANS GMÜNDER - JOSEF HAUG - KURT HEDIGER - MARCEL HISCHIER - LORENZ
HUBER - LISA HUBER LENGACHER - ULLA KLAEGER - HEINZ KROPF - PETER KUHN - RUTH LUGINBÜHL
- PETER MARTI - ROMILAN EDUARD NYDEGGER - MARIO OSTINI - ADRIANO PASSARDI - WALTER
POFFET - MARIANNE REICHEL-FRUTSCHI - ROBERT ROTTEN - OTTO RÜGER - ALBERT
SCHMIDT - MARGOT SCHNEIDER - THOMAS SCHEIER - CONRAD SEEWER - PETER STÄHLI - ANITA
THEUS - GERHARD THIEL - MARTIN THÖNEN - HANSUELI URWYLER - SUSANNE VAN ES -
KURT WINDISCH – PETER YOUNG
............................................................................................................................................................................................
Meilleures salutations à
tous.
Tentlingen, le 9 août 2011
Bernard Bailly
2010
De très grands paysages
Bernard Bailly avait envie de peindre des paysages.
Il accroche ses grands formats à la galerie Plexus. De belles surprises
La galerie Plexus accueille les derniers travaux de Bernard Bailly, de grands paysages pour la plupart fribourgeois. Un changement important dans la carrière de l’artiste fribourgeois qui, après ses grandes fresques colorées proches de la BD, travaille désormais sur le terrain. Des dessins et des aquarelles qui donneront naissance à ses grandes acryliques sur toile. «Pour les toiles de taille moyenne, je pose mon chevalet dans le paysage. L’émotion est différente et ça vibre autrement sur la toile», constate Bernard Bailly.
S’il devait se réclamer d’une filiation fribourgeoise, ce serait sans doute Yoki
Le peintre parle d’une nouvelle naissance à 61 ans. Il ose enfin le paysage. Mais, comme John Constable et Peter Doig, il travaille en grand (entre 1,5 et 3m2) pour donner au paysage ses lettres de noblesse «parce que le paysage n’est pas un art mineur», affirme-t-il en se réclamant des maîtres de la peinture à Genève, à commencer par François Diday, Alexandre Calame, Barthélemy Menn, Ferdinand Hodler...
Il se sent dans la même veine qu’Edouard Vallet, Edmond Bille ou Albert Chavaz qui firent la renommée de l’école de Savièse.
Des camaïeux de vert
«J’ai aussi appris à ne plus trop colorer mes fonds. Ça me complique trop le travail. Maintenant mes couleurs sont celles de la terre. Il me reste encore des touches fauves et impressionnistes: mes fonds toujours colorés. J’emploie toujours beaucoup de matière. J’en ai besoin pour le relief. Autant des premiers plans que du sujet traité». Et Bernard Bailly avoue que la nature l’inspire. Il est à l’aise et dit tout son plaisir de travailler in situ. Plus à l’aise avec de grandes futaies qu’il traite avec brio que lorsqu’il s’impose un site bâti où la précision l’agace un peu.
Aux cimaises de la galerie Plexus, il montre une belle série de dessins, quelques aquarelles et ses paysages. Il dit encore que s’il devait se réclamer d’une filiation fribourgeoise, ce serait Yoki dont il apprécie et connaît la construction paysagère, ayant réalisé ses dernières lithographies. Il montre d’ailleurs un lac de Seedorf à l’été finissant particulièrement lumineux. Même belle surprise avec son lac de Pérolles ou encore le dégel au Lac-Noir et les Gastlosen au soleil du matin.
LA LIBERTE
Jeudi 14 octobre 2010
Monique Durussel
2010
GRANDS PAYSAGES FRIBOURGEOIS
Bernard Bailly est né à Genève en 1949. Diplômé de l’Ecole Supérieure d’Arts Visuels de cette même ville, il mène sa carrière artistique en parallèle à l’enseignement des arts plastiques (dessin, peinture, gravure) au Collège Saint-Michel à Fribourg.
Deux expositions à la Tate Britain (John Constable, The Great Landscapes, 2006 et Peter Doig, 2008) et la pratique de la peinture en plein air avec Janet vont avoir une influence déterminante sur l’évolution récente du travail de Bernard Bailly.
De 2003 à 2007, les tableaux présentaient de grandes fresques colorées narratives, proches de la BD et du dessin de presse, traitant de faits d’actualité.
Depuis 2008, Bernard Bailly a entrepris une production de toiles de grand format (entre 1,5 m2 et 3m2) représentant les lieux les plus pittoresques du canton de Fribourg. Les grands tableaux sont réalisés en atelier sur la base d’esquisses au crayon et de peintures détaillées effectuées en plein air sur le motif.
Le traitement du sujet est réaliste. La facture est libre, la touche visible, le dessin ouvert et les empâtements importants. La recherche s’inscrit dans le courant contemporain du renouveau de la peinture figurative. Les tableaux de Bernard Bailly sont à la fois novateurs et respectueux de la tradition picturale des grands paysagistes du passé.
Exposition à Plexus Art Gallery
octobre 2010
AUTUMN 2008
PARADISE LOST AND REFOUND
EXHIBITION OF 6 PAINTINGS BY BERNARD BAILLY AT THE WALL STREET INSTITUTE FRIBOURG
Bernard Bailly was born in Geneva in 1949 and studied for his art school diploma at the Ecole Supérieur d’Arts Visuels in the same town. He is an art teacher at the College St-Michel in Fribourg (drawing, painting and engraving) and has been learning English at the WSI since 2006.
Two exhibitions at Tate Britain (John Constable, The Great Landscapes in 2006 and Peter Doig in 2008) as well as time spent watercolour painting in the open air with Janet have had a strong influence on recent developments in his work.
From 2003 to 2007 his paintings formed large colourful frescos full of carefully-placed figures. Inspired by contemporary themes, stylistically his work seemed reminiscent of strip cartoon illustrations but in fact the format, painting quality on canvas and the composition owed more to classical painters like Rubens than to Japanese mangas.
Today Bernard Bailly’s work has developed further, encouraged by visiting the exhibitions of Constable and Doig. His landscapes have taken on more importance and sophistication of palette. The figures are still present, but smaller, taking their place in imposing landscapes. The dramatic paintings tell a story in a contemporary vision of life which expresses itself in a style reminiscent of both Fauve Expressionism and Romanticism. His dramatic subject: Paradise Lost and Refound.
The exhibition consists of 6 acrylics on canvas: (5 paintings each 114 x 146cm and 1 painting 170 x 120cm).
AUTOMNE 2008
Paradis perdus, paradis retrouvés
Accrochage de 6 peintures de Bernard Bailly au WALL STREET INSTITUTE FRIBOURG
Bernard Bailly est né à Genève en 1949. Diplômé de l’Ecole Supérieure d’Arts Visuels de cette même ville, il enseigne les arts plastiques (dessin, peinture, gravure) au Collège Saint-Michel à Fribourg. Il est étudiant au WSI depuis 2006.
Deux expositions à la Tate Britain (John Constable, The Great Landscapes, 2006 et Peter Doig, 2008) et la pratique de l’aquarelle en plein air avec Janet vont avoir une influence déterminante sur l’évolution récente du travail de Bernard Bailly.
En effet, de 2003 à 2007 les tableaux présentaient de grandes fresques colorées narratives composées de personnages rigoureusement agencés, traitant de thèmes contemporains. Le style rappelait la BD mais en réalité, par le support, le format, la technique picturale et le sens de la composition devaient déjà plus à Rubens qu’aux mangas.
Aujourd’hui conforté par la découverte du travail de Constable et de Doig, on constate un élargissement du champ de vision. Les personnages plus petits sont toujours présents, mis à l’échelle de paysages imposants. La narration est toujours présente dans un univers qui se situe naturellement entre un expressionnisme fauve et un romantisme haut en couleur fait de paradis perdus ou retrouvés.
L’accrochage présente 6 peintures acryliques sur toile (5 toiles de 114 x 146cm et 1 toile de 170 x 120cm).
2008
LES FANTASMES DE BERNARD BAILLY
Le peintre expose, pour deux jours seulement, une cinquantaine de peintures et d’aquarelles à l’Atelier Galerie Contraste. Deux longs cycles narratifs expressionnistes où se collisionnent les images du monde et les rêves hallucinés.
Comme une bande dessinée sans grille
Exposition : Bernard Bailly expose pour deux jours de longs cycles de peinture : « Abandon et reprise », suivi de « Leçons ». Une figuration narrative explosive.
Né à Genève eh 1949, où il a suivi l'Ecole supérieure d'arts visuels, Bernard Bailly enseigne les arts plastiques au Collège Saint-Michel de Fribourg. Graveur jusqu'en 2003, il a fait le saut de la peinture et de la couleur cette année-là, réalisant des séries de grands tableaux où l'actualité du monde, les informations glanées dans la presse, la BD et les fantasmes s'agencent en de grandes compositions telles des planches de BD dont on aurait fait disparaître les grilles.
Comme dans certaines tapisseries médiévales, la narration se trouve précipitée dans un tourbillon où le spectateur est invité à recomposer une émotion, un enchaînement visuel. Ce week-end Bernard Bailly montrera succinctement 36 peintures et des aquarelles -réalisées, elles, sur le motif - à l'Atelier Galerie Contraste de Fribourg.
Couleurs explosives
On pourrait prêter à Bernard Bailly les propos de Bernard Rancillac, quand le peintre français tenant de la Figuration narrative déclarait: «L’Histoire chaque matin me rattrape de sa horde d'événements sauvages et sanglants. On ne peut peindre que sur le canevas de ses émotions personnelles, de ses hantises, de ses angoisses.» L’Histoire, au sens du défilement de l'actualité, est bien présente dans les tableaux de Bernard Bailly. On y croise aussi bien Bill Clinton que Joseph Deiss. Mais dans ce monde que l'artiste dénonce comme de plus en plus marchandisé, le continent noir de l'intime s'étend, s'immisce, alignant ses allégories, ses fantasmes et des figures semblant sortir de rêves plus ou moins hallucinés.
Expressionnisme inspiré par Max Beckmann, figures souvent soulignées d'un trait noir plus ou moins gras, couleurs explosives: la peinture de Bernard Bailly affirme sa matérialité, son dynamisme, la construction patiente des compositions jusqu'au bouillonnement. Dans son minuscule appartement atelier à Fribourg, Bernard Bailly ne s'en cache pas: avec cette exposition, il revient de loin. Blessé dans sa vie personnelle, il a du coup modifié plusieurs anciens tableaux avant de rebondir et d'achever ce cycle. D’où le titre « Abandon et reprise ».
«Au premier degré, ce titre donne les étapes de la réalisation d'une oeuvre. La création d'une oeuvre est une aventure: aventure en cours lorsque la toile est en travail sur le chevalet, aventure abandonnée lorsque la toile est déposée dans un coin de l'atelier et aventure reprise lorsque la toile est à nouveau sur le chevalet.»
Une aventure à découvrir brièvement donc, ce week-end. Mais Bernard Bailly entend à l'avenir donner plus de visibilité à son art, à ce qu'il appelle «la provocation de la figuration». Dans ce but notamment, il vient de constituer avec Michel Cotting et Patrice Morard le collectif Bô*, un nouveau groupe de peintres se présentant comme expressionnistes à Fribourg.
Ve 16 à 20 h, sa 10 à 17 h, Fribourg Atelier Galerie Contraste, ruelle des Cordeliers 6. Vernissage le vendredi. Animation jazz le samedi dès 17h.
LA LIBERTE
Mercredi 21 mai 2008
Jacques Sterchi
2008
Bernard Bailly présente l’ensemble de sa production picturale réalisée entre 2003 et 2008 à la galerie CONTRASTE, Ruelle des Cordeliers 6 à Fribourg
L’exposition sera ouverte le vendredi 23 mai 2008 de 16 à 20h (vernissage) et le samedi 24 mai 2008 de 10h à 17h.
ANIMATION JAZZ
Samedi 24 mai 2008 dès 17h.
Denis Pittet, trompette, et Guido Daellenbach, clavier (standards du jazz).
ABANDON ET REPRISE
Suivi de
Leçons
Une trentaine de peintures acryliques sur toiles de grand format qui ont été réalisées entre 2003 et 2008 (Abandon et reprise) et une quinzaine d’aquarelles de petit format réalisées à partir de juillet 2007 (Leçons) seront présentées pour la première fois dans leur ensemble.
Cette exposition est un bilan.
Depuis 2003 j’avais peint presque tous les malheurs du monde. Les bouleversements que j’ai subis dans ma vie privée au début 2007 donnent un éclairage particulier à ma production : plusieurs tableaux ont été repris et modifiés. Des personnages ont été supprimés, d’autres personnages ajoutés, pour faire plus vrai et coller au mieux à ma réalité qui, par moments, a largement dépassé la fiction. Certaines de mes visions fantasmatiques d’alors se sont en effet avérées après coup prémonitoires.
Pourquoi le titre ABANDON ET REPRISE?
Au premier degré, ce titre donne les étapes de la réalisation d’une œuvre. La création d’une œuvre est une aventure: aventure en cours lorsque la toile est en travail sur le chevalet, aventure abandonnée lorsque la toile est déposée dans un coin de l’atelier et aventure reprise lorsque la toile est à nouveau sur le chevalet.
Pour l’artiste, une peinture n’est jamais totalement terminée. Elle est considérée comme terminée lorsqu’elle est emportée par le collectionneur. L’œuvre signée, datée et vernie se trouve hors de portée du peintre : elle a alors sa vie propre.
Ensuite, dans un sens second, ce titre indique qu’après l’abandon, la vie a repris le dessus. Reprise personnalisée par Janet. Avec cette rencontre est venu s’ajouter le cheval comme nouveau thème iconographique et l’aquarelle en plein air comme nouvelle technique.
Leçons
C’est le retour au motif avec des aquarelles exécutées en extérieur, la première au Connemara en juillet 2007. Leçons de structure, de forme et de couleur que nous donne la nature. Etudes du direct qui vont nourrir de grandes compositions colorées et parfois resurgir comme éléments du décor.
2008
ABANDON ET REPRISE
30 peintures acryliques sur toiles de grand format réalisées de 2003 à 2008.
Cette exposition est un bilan. Les grandes toiles expriment dans leur première facture les échos en moi des malheurs du monde. Ceux de ma vie privée qui ont commencé en 2007 leur donnent un éclairage particulier. En effet je repris et modifiai certaines œuvres, supprimai des personnages, en ajoutai d'autres, approchant par là, pensais-je, de ma réalité vraie.
Mais voilà que la réalité donnait tout à coup à la fiction une chair. Mes visions fantasmatiques s'avéraient prémonitoires.
Il avait fallu abandonner le fruit du travail sur le chevalet, cette aventure, cette errance, l'abandonner dans un coin de l'atelier. Et ma vie exigeait une reprise. Et la reprise était révélation d'une anticipation.
Ici, j'abandonne une nouvelle fois et définitivement cette fois. L'œuvre n'est plus à ma portée.
Maintenant, ma vie, je la reprends. Elle s'appelle Janet.
Leçons
15 aquarelles de petit format réalisées dès juillet 2007
Je dois à Janet la redécouverte des leçons de structures, formes et couleurs que nous offrent la nature quand on se met à son école. La nature nous fit cet enseignement la première fois au Connemara en juillet 2007.
Georges Savoy
Charmey, 9 janvier 2008
2007
FESTIVAL POUR LES ARTS D'ICI
Le Poisson rouge, collectif d'artistes, a trouvé au Werkhof un lieu idéal pour son quatrième festival d'arts visuels. Sur près de 800 m2, 53 peintres, sculpteurs, vidéastes ou photographes, renommés ou débutants, présentent un panorama de la création dans le canton.
Cinquante-trois peintres, sculpteurs, vidéastes, photoqraphes ou créateurs d'installations participent à cette exposition, qu'ils soient débutants ou confirmés
Après avoir exposé à Marly, le Poisson rouge a pu réaliser un rêve vieux de trois ans: ce collectif d'artistes a investi le Werkhof, à Fribourg,:pour son quatrième festival d'arts visuels. Cinquante-trois peintres, sculpteurs, vidéastes, photographes ou créateurs d'installation y participent, qu'ils soient débutants ou confirmés. Fribourgeois pour la très grande majorité. Tout en restant ouvert sur l'extérieur, «l'idée est de montrer les artistes d'ici, qui ont peu de lieux pour exposer» , explique Augustin Pasquier, membre du comité du Poisson rouge.
Le Werkhof, c'est «le lieu idéal pour une telle exposition; poursuit- il. Il permet aussi de casser le côté élitaire des musées.» Vrai que l'endroit paraît peu conventionnel, avec sa toiture digne d'une cathédrale; son sol de chantier, par endroits recouvert de sable. Sans oublier les courants d'air et les traces de son histoire, murs de molasse et poutres calcinées… Ici, les oeuvres dialoguent avec les murs, mais aussi entre elles: «C'était un principe d'accrochage, indique Augustin Pasquier. Nous avons essayé de juxtaposer des oeuvres différentes, qui se confrontent et créent des contrastes intéressants.»
EN RESONANCE
C'est le cas, par exemple, des trois fusains de Guy Oberson, impressionnants de souffle et de force, qui entrent en résonance avec les sculptures d'Eric Sansonnens, réalisées à la tronçonneuse, dans l'élan du bois. Ou avec les couleurs végétales de Vital Simonet intégrée de manière exemplaire au lieu, l'oeuvre de Camille von Deschwanden constitue un autre temps fort de l'exposition, avec ce papier imposant qui prend des profondeurs inattendues en fonction de l'éclairage.
Bernard Bailly a lui aussi utilisé les spécificités de l'endroit, en plaçant ses toiles vives sur là hauteur. D'autres ont choisi le contraste, comme Yves Marti, avec ses cailloux suspendus; tout de finesse et d'équilibre. Les sculptures de Julien Burgy, de leur côté, mêlent pierre et bois, comme en écho aux murs et aux poutres du Werkhof.
Au fil de l'exposition,on croise des fidèles de Poisson rouge, dont son président, Renato K, aux oeuvres toujours aussi vivantes et colorées. Augustin Pasquier, lui, présente un triptyque (Le pèlerin) qui invite aux interprétations, en mêlant autoportrait, paysage du Gibloux et figures étranges dans la profondeur de la forêt. Un autre triptyque est juxtaposé, celui de la photographe Mélanie Rouiller, animé lui aussi d'un mystère revigorant. De son côté, David Clerc poursuit son passionnant travail géométrique et vaporeux, alors que Bojan Stankovic fait preuve, en trois toiles, d'une belle puissance
STIMULATION
Cette diversité des genres et des styles fait le sel d’une telle exposition: «Nous avons envie de montrer qu'il y a dans le canton un immense potentiel de création» , souligne Renato K. Un potentiel qui passe par l'humour, l’étrangeté ou encore la critique sociale, qu'elle soit en finesse avec l'installation du photographe Bruno Maillard, ou rentre- dedans avec la violente toile antiaméricaine d'Imad Al Kari. C'est aussi l'occasion de rappeler que l'art n'est jamais aussi passionnant que lorsqu'il bouscule et stimule: on s'interroge ainsi avec bonheur devant les photographies de René Bersier; l'installation de Frédéric Marro, celle de Maude Sprumont ou cette femme assise, désabusée, d'Adrian Fahrländer.
Dans les contrastes toujours, à signaler encore les confrontations entre les sculptures de Manfred Zurkinden et de l'atelier Zueri & Breizh de Villaz-St-Pierre (avec en particulier une magnifique ballerine), dont la finesse répond à la pierre de Res Freiburghaus. Le sculpteur, décédé en décembre dernier, avait été membre exposant de Poisson rouge. Hommage lui est rendu à travers trois oeuvres où s'allient pesanteur et légèreté: par la grâce du ciseau de l'artiste, les blocs de pierre semblent prêts à l'envol et prennent ici une poignante force symbolique.
LA GRUYERE
Jeudi 20 septembre 2007
Eric Bulliard
2007
EXPOSITION AU WERKHOF
Les artistes fribourgeois du Poissonrouge
Le festival d'arts visuels du collectif le Poisson rouge en est à sa quatrième édition. Cinquante trois artistes y participent. Au total, 22 peintres, 18 sculpteurs, 13 vidéastes, photographes et créateurs d'installations ont investi le rez-de-chaussée du Werkhof à Fribourg (photo Alain Wicht).
Sur 800 m2 de chantier, les installateurs sont imaginatifs, à l'instar de François Knellwolf, qui a imaginé une énorme boule d'anciens compteurs. L'espace immense accueille sculptures et mobiles, les parois de béton les toiles. Bernard Bailly a créé un quatuor vivant et coloré, Augustin Pasquier un triptyque autobiographique. Au centre: trois oeuvres de Res Freiburghaus à qui le Poissonrouge rend hommage.
«Le projet du Werkhof date de la création de notre association. Il se réalise. C'est heureux parce que le festival est un état des lieux de la création artistique dans le canton», explique Renato K, président du Poissonrouge. «Nous accueillons de jeunes créateurs intéressants. Nous sommes actuellement 89 membres. Le concept des expositions, puis l'accrochage, se réalisent collectivement afin de donner une âme l'ensemble.» Pari réussi avec de belles découvertes, sur trois week-ends, les pieds dans le sable et le nez dans une belle charpente.
LA LIBERTE
Jeudi 13 septembre 2007
Monique Durussel
2004
CELLULES
Retenir halluciné de son bras extendu
les morceaux du moi
Appuyer du dedans sur la boîte
qui enferme
Faire face encore
Faire face en corps
A la vie
A la mort
Texte de Georges Savoy pour les 2 gravures de Bernard Bailly, participation à l’exposition AUTOPORTRAITS, édition de l’abonnement artistes suisses 2004.
AUTOPORTRAITS
GALERIE CONTRASTE, Fribourg
1999
BELFAUX: Bernard Bailly arbeitet mit der Gravüre-Technik.
14 Künstler stellen derzeit ihre gravierten Werke in der Post-Scriptum-Galerie aus
Freiburger Graveure stellen aus
Belfaux. Noch bis zum 30. Mai stellen 14 Kunstschaffende der Association Belzedicts Fribourg gegen 100 gravierte Werke in der Galerie Post-Scriptum des Künstlers Jean-Marc Schwaller aus.
Bernard Bailly, Gründungsmitglied der Association Belzedicts Fribourg (ABF) und Lehrer für visuelle Kunst am Gymnasium St. Michael, ist an der Ausstellung in Belfaux mit grossformatigen Holzschnitten präsent. Zusammen mit den beiden Künstern und Lehrern Casimir Reynaud und André Clerc gelang es ihm, eine repräsentative Ausstellung mit den gegenwärtig wichtigsten Graveuren zu organisieren. Laut Bailly handelt es sich ausschliesslich um «Graveurs-graveurs», also um Künstler, die die ursprüngliche Gravüre-Technik anwenden. «Graveurs-graveurs» lautet auch der Titel des handgedruckten Ausstellungskatalogs.
Kupfer, Stahl, Holz, Linol
Eindrückliche Beispiele sind die Stahlstich-Drucke des 89jährigen Léon Verdelet. Der gebürtige Pariser lebt heute in Bulle. Seine photographisch genauen Bilder von Freiburger Landschaften sind wahre Kleinode der Gravürekunst. «Von der Technik und Präzision sind diese Darstellungen als Vorläufer der Photographie anzusehen», meint André Clerc. Marzia Fasel, Schülerin von Léon Verdelet, stellt mit «Donna 1-5» gekonnt das weibliche Element dar. Eindrucksvoll ist ein Selbstbildnis.
Bernard Bailly ist glücklich, dass die Miniatur-Farbstiche von R. Agass Baumgartner ausgestellt werden können. Baumgartner entwickelte eine Drucktechnik die es es erlaubt, mehrere Farben auf einmal zu drucken. Von Bailly selber sind drei Holzschnittdrucke in Plakatgrösse zu sehen, eine Komposition aus dem beruflichen und familiären Umfeld.
Casimir Reynauds Holzschnitte bestechen durch eine freie und ungebundene Führung von Messer und Stichel, mit denen er eine bewegungsreiche Formenvielfalt erzeug. Die Menschen in den Holzschnitten von André Clerc leben in Spannnung, leiden oder widerstehen unmenschlichen Lebenssituationen. Benoît Deschenaux behandelt in seinen Werken das Thema Klonen wie das geklonte Schaf Dolly. Andererseits setzt er mit der Monotypie-Technik die Vervielfältigung des Schafes in einzelnen Druckgängen auf dem Papier auch technisch um. Dabei verwendet er auch Plexiglas.
Sandro Godel aus Domdidier zeigt modern gestaltete Collagen. Er arbeitet mit der Aquatinta-Technik und «pointe sèche» auf Japanpapier. Mit derselben Technik schafft Josiane Guilland aussagestarke Bilder. Märchenhaft macht Jean-Pierre Humbert seine Gedankengänge zu Bildem, teilweise mit gespenstischer Wirkung.
Bewegung und Farbe
Vital Simonet arbeitet mit Linol und Farbe. Mit seiner Trilogie «Carnaval» gibt er die fastnächtliche Spannung in der Masse wieder. Gefühle von Beklemmung und Neugier wecken .die Gravüre-Bilder von Claire Zahnd. Ein schönes Beispiel ihrer Holzschnittechnik ist das kalligraphische Objekt mit arabischen Schriftzeichen.
Die Bildabfolge «Zia Dolinda» von Jacques Cesa ist eine Charakteren-Darstellung, die an die Tradition der Menschendarstellung mittels des Holzschnittes anschliesst. Auch Jean-François Devaud nimmt den Menschen zum Hauptthema. Mit seinen unglaublich feinstrichigen Gravüren «Naissance» oder «L'Entretien» macht er die Fäden sichtbar, welche Menschen verbinden.
Galerie Post-5crlptum, Belfaux: Bis und mit 30. Mai. öffnungszeiten: Freitag und Samstag 14 bis 18 Uhr. Sonntag 14 bis 17 Uhr.
BZ BERNERZEITUNG
Freitag, 30. april 1999
Anton Burni
1996
LES REFEXIONS D'UN PEINTRE
BERNARD BAILLY PASSE AUX "TABLES DES MATIERE"
UNE MEDITATION DU REGARD
La deuxième parution des toutes récentes Editions fribourgeoises Belzedicts met des mots dans la peinture. Après "La philosophie et son enseignement", la nouvelle enseigne (dirigée par quelques professeurs du Collège St-Michel) accueille les réflexions du peintre Bernard Bailly "Tables des matières".
Le bref ouvrage, sous originale couverture illustrée d'une sérigraphie de l'auteur, est un lent propos sur la pratique de peindre. Sur grandes et belles pages, dans une présentation graphique qui rehausse le plaisir de la lecture et lui donne son rythme, ce "discours-installation" s'ouvre sur la phrase de John Cage: "Je n'ai rien à dire et je le dis". La proposition ne tient pas de la provocatrice chiquenaude. Elle est à lire, très concrètement, dans le cheminement du peintre. "Le peintre sait ce qu'il ne veut pas dire mais il ne sait pas encore ce qu'il va dire". Peignant, il va déployer "des stratégies de dérive et de déroute qui donnent au détour de la valeur".
Cette pratique dans le détour, qui relègue le motif, est éloge de la matière. Bernard Bailly la célèbre dans les palettes, les plateaux épais, les papiers peints. Et les livres compagnons de parcours, ceux qu'en ce livre il cite et qui sont ceux qu'il illustre, en leur table des matières, de croquis divers.
Autant de manières d'être à la peinture et d'en parler. C'est-à-dire de réfléchir à son action. Dans un regard oblique où paraissent les gestes du peintre. Ces gestes et leur sens, où encore et à nouveau l'on s'interroge.
Bernard Bailly, TABLES DES MATIERES, Editions Belzedicts, Fribourg,1995
LA LIBERTE
Samedi 10/dimanche 11 février 1996
Jean-Dominique Humbert
1984
BERNARD BAILLY A LA GALERIE DU STALDEN
CONQUIS PAR L'HERBE
Voici un artiste conquis par l'herbe - oui l'herbe courte aussi dénommée gazon ou verdura communis en mauvais latin - enfin par l'espèce de végétation qui fait vrombir les moteurs des tondeuses dans les quartiers résidentiels de l'Occident tout entier non plus seulement dans les parcs de sa gracieuse majesté dont les "greens" ne furent jamais égalés.
Couché à son niveau, Bailly voit chaque petit brin, le contemple, le photographie, passe au suivant. Au 9999 brin d'herbe, il a rempli la planche qui lui servira à imprimer ses sérigraphies en vert et en couleurs qui deviendront tentures pour maisons modernes où dominent le blanc et le noir.
Mais il prend la plume aussi et le pinceau et l’encre de Chine pour entrer dans les détails. Et c'est alors que l'on constate que chaque brin d'herbe est différent, qu'il est une création à lui seul: qu'il jaillisse comme un fleuret, se courbe sous la bourrasque, s'appuie à l'autre ou confonde son point de départ dans une touffe serrée.
Quelques semences étrangères laissent apparaître parfois d'autres espèces vites englouties, où des murs de briques surgissent, où un grillage où une étrange machine, moteur I, moteur II, tentent leur chance. Gagneront-ils sur le gazon?
Appartement I, II pourraient le faire penser: l'éléphant y joue sur un filin d'acier, les maillons d'une chaîne écrasent ficus et brins d'herbes en arrière-plan. Le regard d'une femme interroge. Dressé au milieu de l'espace d'exposition, un socle blanc est couronné de gazon. Du vrai qu'on peut toucher manger et tout et tout.
Décidément il est très original, cet artiste. Il ne doit rien à personne ni aux pointillistes ni à Delaunay, ni à Mondrian, ni à Fluxus. Mais vous lui devrez peut-être d'avoir immortalisé le brin d'herbe quand le béton aura tout envahi. Peut-être. Mais c’est loin d’être certain. Allez-y voir.
LA LIBERTE
Samedi 15/dimanche 16 septembre 1984
Béatrice Berset
|