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LE CYGNE MENACE, réd: fiche de présentation du musée de Morat

  • Photo du rédacteur: Bernard Bailly, Grands paysages alpins
    Bernard Bailly, Grands paysages alpins
  • 28 juin 2025
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 6 jours

LE CYGNE MENACE

Bernard Bailly développe un discours où il met en parallèle son combat contemporain pour la protection des valeurs culturelles et historiques de notre région avec la Bataille de Morat. A un autre niveau et sans les conséquences sanglantes tragiques que l’on connait, la Bataille de Morat comme métaphore d’un combat pour une indépendance culturelle.


Le Cygne menacé est un tableau de Jan Asselin exposée au Rijksmuseum à Amsterdam. Le cygne de cette exposition de Morat : c’est le peintre Bernard Bailly lui-même.


Bataille, combat, cassure, rupture, force, puissance mais aussi souplesse et fragilité. Grands tableaux dramatiques articulés autour de quatre éléments : le cygne, maître des lieux, la fable de Jean de la Fontaine « Le Chêne et le roseau », les racines à Auvers et le peintre sur le motif, les pieds dans l’eau.


Dans ses rêves, l’artiste Bernard Bailly se voit héros romantique militant à la tête d’un mouvement de défense des intérêts des artistes producteurs locaux menant des actions de sabotage contre toute forme de manifestations organisées autour des nouvelles cultures bling-bling importées, spectacles de sons et lumières et autres installations divertissantes immersives qui envahissent nos villes, nos musées, nos écrans et nos têtes.


Dans l’idéal, le peintre Bernard Bailly est arrivé à destination, face à la nature. Autre héros romantique immobile comme le sont les personnages de Caspar David Friedrich. Il est dans un environnement riche et foisonnant. Saisi par la beauté du lieu, il éprouve une sensation de grandeur transcendante qu’il voit dans les structures naturelles.


Dans les faits, héros romantique moderne, Bernard Bailly se situe comme un peintre conceptuel militant pour la protection d’une culture et d’une tradition. Preuves par les œuvres, ses peintures monumentales ont valeur de manifestes. Peintures de nature comme peintures de peintures. Reconstructions idéalisées de la nature, il pratique une complexe réappropriation des peintures de paysage des maîtres du 19ème siècle.


Son crédo : retrouver un public désabusé par beaucoup trop d’excès. Pour lui, le dessin et la matière sont au centre du système des beaux-arts. L’œuvre est un objet matériel exposé dans un espace consacré qui s’appelle la galerie ou le musée. Son art se vend et son tableau est un élément décoratif accroché au mur du salon d’un amateur d’art.


Références philosophiques et poétiques: Emerson, la nature et le transcendantalisme… Thoreau et l’expérience de Walden… Baudelaire et le poème L’Albatros… Laurence Devillairs, la force de l’image fixe… Simone Weil, l’enracinement comme besoin de l’âme.


Réappropriations artistiques: Van Gogh, Les Racines à Auvers… Michallon, Le Chêne et le roseau… Calame, L’Arbre cassé… Jan Asselin, Le Cygne menacé.

 

Fiche de présentation du musée

Morat, le 28 juin 2025

 

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